Archives de novembre, 2015

Chers lecteurs adorés et adulés,

Voila quelques jours que je n’ai pas posté d’articles, ni donné de nouvelles, et je vous dois une explication…

La voici donc : je suis en plein dans un nouveau projet tout beau, tout neuf, tout passionnant qui me met l’imagination en effervescence, et je ne le quitte plus…

Le speech ? Ryan Monroe, un auteur à succès dans le domaine de la littérature sentimentale décide de défier le monde commercial du roman populaire en changeant soudainement de style et en écrivant un thriller. Une simple histoire de prise d’otage, de fou avec un flingue, mais bien plus pour Ryan qui reprend goût à l’écriture. L’action de son roman se passe dans une librairie, celle de son enfance, et lorsque son œuvre sort et fait un flop, Ryan décide de s’y rendre par nostalgie. Ce qui devait arriver arrive : un homme armé rentre, une horreur calme envahie les lieux, la tension s’installe, le sang coule, les otages ne savent comment réagir face aux dernières minutes de leur vie, Ryan semble reconnaître l’assaillant et a soudainement l’impression d’être victime de sa propre création, de sa propre machine à tuer.

Ce roman sera pour moi un moyen d’écrire avec un monde vraiment adulte, destiné à un public plus varié que mon dernier récit, où les thèmes de l’inspiration, de la relation entre l’homme et sa création, du monde de l’édition, de l’homme face à la mort seront explorés… Ca sera, en plus d’un roman à suspense, une petite déclaration d’amour à l’écriture et aux livres , ainsi qu’une occasion de créer des personnages plus complexes que précédemment puisque moins nombreux…

Un peu de Jesse Kellerman, un peu de Stephen King, beaucoup de psychologie tourmentée et d’éclat de verre…

En tout cas, je vous promet une chose : ça va saigner !

 

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Je vous livre aujourd’hui un petit texte (poème en prose ?), qui fut ma fierté lors d’un concours ayant pour thème le souvenir (puisqu’il a gagné ^^), mais qui fut aussi un toute nouvelle expérience lors de son écriture puisque le sujet traité est assez marquant (et peut choquer les plus sensibles d’entre vous)… Je vous laisse découvrir tout cela, et sachez que vous pourrez retrouver ce texte ici : Je me souviens ! Bonne lecture !


Je me souviens

Hier, papa est mort. Aujourd’hui, il est sous terre. Le ciel semble aussi endeuillé que les invités couverts de noir, couverts de larmes et de mélancolie, couverts de désolation et de pluie. Les fleurs gisent sur sa tombe comme une flaque multicolore de pétales trempées, et moi je me souviens. De quoi ? Je ne sais pas encore. Mais je sais que je me souviens. Ça vient de loin mais c’est maintenant tout proche, ça se précipite à travers les ruelles de mon cerveau. Alors que les discours dégoulinent des lèvres tremblantes, alors que la mélodie des lamentations résonne dans la valse des mouchoirs, alors que c’est à moi de prendre la parole, je me souviens. Mon cœur crie et ma mémoire hurle. J’ouvre la bouche, le souvenir explose sous mon crâne. Je reste silencieux. Les lointains grincements du vieux matelas envahissent mon esprit. Je pleure et sa voix s’immisce dans mon subconscient : Tu ne diras rien à ta mère.

Photographie en C.C de Ashley Ringrose (lien en description)

Photographie en C.C de Ashley Ringrose (lien en description)

Un petit poème tout simple et sans prétention que vous pourrez retrouver ici : Le mauvais temps !

N’hésitez pas à me donner votre avis !


Le mauvais temps

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Il y avait du vent, ce jour-là.

Il était léger, très léger, mais ressemblait à une véritable tempête à travers le prisme de mon cœur brisé.

Les arbres se pliaient sous le poids de ce ciel trop blanc.

Trop blanc comme ma peau, comme mon visage certainement, mais moins blanc que ta main tremblante qui s’était posée sur mon épaule.

Il faisait froid aussi.

Un froid de nuit d’hiver.

Oui, c’était une nuit d’hiver en été. Ce n’était pas la réalité mais ça l’était pour moi.

Et pour toi aussi, peut-être.

Toi qui transpirais le remords et le regret comme si cette mauvaise météo était de ta faute.

Toi qui n’arrivais pas à lâcher ma maigre épaule.

Je savais qu’il y avait du soleil dehors, qu’il y avait un ciel clair et dégagé. Mais ce paysage-là était destiné aux gens heureux, je crois.

Et pour toi aussi, peut-être.

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Oui, il faisait beau, mais je t’ai tout de même conseillé de prendre ton parapluie. Pour te protéger de ces gouttes qui tomberont bientôt de mes paupières closes, de ces cascades salées qui s’écraseront contre ta conscience, contre ton âme libérée, et contre tes espoirs mourants, j’imagine.

Un parapluie comme barrière,

Un parapluie contre les souvenirs,

Un parapluie contre l’hésitation,

Un parapluie contre le désir de m’embrasser,

Et un parapluie pour tous ceux qui n’osent pas sortir de chez eux pour ne jamais revenir.

Et pour toi aussi, peut-être.

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Alors, tu m’as souri.

Tu m’as obéi.

Tu as pris ta valise.

Et tu es parti.

Pour toujours.

Dans ce mélange de beau et mauvais temps qui tourbillonnait pour les désespérés, pour les esprits sombres et pour les yeux rougis par l’usure.

Et pour toi aussi.

Peut-être.

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Photographie en C.C de Mary Crandall (lien en description)

Photographie en C.C de Mary Crandall (lien en description)